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lundi 15 février 2010

Quoi de neuf, Henri?



De temps en temps, je vais faire une pause en ce qui concerne les articles et vous tenir au courant de ce qui se passe derrière le rideau du blog quand vous avez le regard ailleurs.

1. Très heureux de voir que la page Facebook du blog compte maintenant plus de 700 fans. 7 étant mon numéro favori, le prochain objectif n’est pas 1000 mais 7000 fans. Et pour ça, j’aurai besoin d’un peu (beaucoup) d’aide. Alors, n’hésitez pas et invitez tous vos amis passionnés de cinéma comme vous et moi. Peut-être, je dis bien peut-être, qu’il y aura une grosse (traduction: petite) récompense pour celui qui rassemblera le plus de personne.

2. J’aurai très bientôt le plaisir de vous donner des infos toutes chaudes sur mon premier film. Ne vous éloignez donc pas trop longtemps de votre ordinateur…

3. Simultanément, je suis déjà en pleine écriture de ce qui sera – je l’espère - mon quatrième film. 4 à 5 années d’avance, si ça ne s’appelle pas de la planification…

4. Après les demandes incessantes d’une certaine CC, fan de la 1ere heure, j’essaierai plus souvent de parler de cinéma français. Promis. D’ailleurs, si vous souhaitez que je parle d’un sujet en particulier ou me poser une question, gardez-le pour vous. Je n’ai ni le temps, ni l’envie de vous répondre.

5. Je me suis toujours demandé à quel moment l’écrit ne parvient plus à transmettre le second degré. Pas vous ?

6. J’aimerais beaucoup pouvoir montrer ce que je sais faire le mieux à travers des vidéos comme certains de mes amis de lycée ou d’université. Mais quelque chose me dit qu’une vidéo de moi tapotant sur un ordinateur pendant plusieurs heures au milieu de la nuit ne produirait pas le même effet.

7. La solution serait peut-être de faire des podcasts audio avecla voix-off de Pierre Bellemarre ou Morgan Freeman... Ou alors des danseuses exotiques? Quelqu'un a une suggestion?

jeudi 21 janvier 2010

Le début d'une nouvelle ère

Je vous avais promis une surprise il y a quelques jours (pour les 4 personnes qui suivent ce blog). Et bien la voici.

J'espère que c'est le début d'une longue aventure et que vous serez nombreux a en faire partie.

Je vous conseille d'inviter des amis. Parce qu'on ne va pas s'ennuyer.


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Communiqué de presse:

H7 Films tisse sa toile

La nouvelle maison de production ambitionne de porter le cinéma africain au premier plan

Yaoundé - Nouveauté dans le paysage cinématographique africain : la création de H7 Films par Henri Melingui.

H7 Films sera une maison de production de films africains basée à Yaoundé (Cameroun). En plus de financer et produire ses projets, elle en assurera également la distribution à travers le monde.

« Notre défi est de proposer des films originaux et innovants qui passionneront les cinéphiles et auxquels un public plus large pourra malgré tout s’identifier. », dit Henri Melingui.

L’entreprise fera d’internet le fer de lance de sa stratégie internationale. Ses films seront disponibles en Vidéo à la Demande simultanément sans aucunes restrictions territoriales.

Le public africain, n’ayant majoritairement pas accès au haut débit, pourra également avoir accès à ces films en DVD. De projections spéciales seront également organisées par le distributeur dans plusieurs villes d’Afrique francophone.

« Par l’intermédiaire de mon blog Quartier Boz'art , j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur la disparition des salles, le piratage, et les faibles moyens financiers en Afrique. Je n’en reste pas moins convaincu que l’environnement actuel est malgré tout propice à un redécollage du 7e art sur le continent. L’essentiel est de rester créatif et flexible devant les obstacles qui se présentent», rajoute Melingui.

H7 Films compte déjà plusieurs projets en stade avancé de développement.

La nouvelle structure débutera officiellement ses opérations au cours du second semestre de l’année 2010.

lundi 18 janvier 2010

L'état du cinéma africain

Un article intéressant que j'ai trouvé sur http://ambenatna.over-blog.com/ et que j'ai voulu partager avec vous traitant de la faiblesse de l'activité de l'industrie africaine du cinéma.

Dans la même veine, j'avais posté en novembre Les salles de cinéma en Afrique

jeudi 7 janvier 2010

Nollywood: si ce n’est pas un signe, alors là…



Profitant des mes vacances récentes aux Cameroun, j’ai pu regarder des chaines de TV africaines (auxquelles je n’ai pas habituellement accès) diffusant des films et séries du continent, notamment les fictions produites par Nollywood.

Pour ceux qui ne le savent pas, Nollywood est le surnom de l’industrie cinématographique du Nigéria (je vous laisse deviner d’où vient le surnom), qui réalise un chiffres d’affaires d’environ 300 millions de $ par an et est également la 2e industrie mondiale en terme de production de films derrière l’Inde et devant les Etats-Unis avec 500 films par an environ d’après le classement des Nations Unies, un classement qui reste néanmoins assez discutable car les Etats-Unis produisent beaucoup plus de films qui ne voient jamais la lumière du jour (et ne sont ainsi pas comptabilisés).

Ce sont des films tournés en deux semaines sur support numérique pour des budgets le plus souvent compris entre 15000 et 25 000 dollars et vendus en DVD pour 2 ou 3$ sur les marchés de Lagos où les plus gros succès sont tirés jusqu’à près d’un demi-million d’exemplaires, ce qui représente des profits intéressants pour les investisseurs ayant sauté sur l’occasion.Un des bémols à cette success story, en dehors des difficultés liées au piratage (sujet qu’on abordera bientôt), c’est le ralentissement de la croissance de cette industrie qui n’arrive pas à gagner un public plus large. La principale raison est simple et sans équivoque : la qualité même des ces films.

Placements de caméras douteux, montage ne respectant pas la continuité spatio-temporel quand ils ne s’éternisent pas sur des scènes inutiles (qui a besoin de voir un personnage réaliser son créneau en temps réel ?), scénarios à tendance mélodramatique bourrés de clichés ou qui n’ont tout simplement ni queue ni tête, personnages qui ne prennent pas une seule ride et ne change pas de coiffure malgré un saut dans le temps de 20 ans, les défauts ne manquent pas dans beaucoup de ces productions dont le succès pourrait être trivialement expliqué par « des noirs ayant envie de voir d’autres noirs sur leurs écrans ».

La première bonne nouvelle à tirer de cette situation est que ce n’est pas un supposé manque de moyens financiers mais ce sont plutôt les mauvais choix en terme d’écriture, de réalisation et de montage qui expliquent le fait que les films de Nollywood sont de qualité inférieure à leurs homologues d’autres continents et n’arrivent pas à s’ouvrir à un plus grand public. L‘autre bonne nouvelle est que Nollywood est la preuve qu’il existe une demande pour des films du Continent, qu’il y a des gens qui se battent pour les réaliser et qu’ils devraient (inévitablement) s’améliorer avec le temps.

En espérant que cet exemple poussera les cinéastes, les producteurs et les financiers à travers l’Afrique (et surtout les expatriés) à s’activer pour que le cinéma africain rattrape son retard.

Pour avoir récemment vu Good Luck Chuck et Bride Wars sur Showtime et HBO, la barre n’est pas aussi haute qu’on peut le croire…

samedi 2 janvier 2010

Les années 2010, la fin du cinéma (in)dépendant



Déjà commençons par le commencement en souhaitons une bonne année 2010 à tous, pleine de succès, de santé, etc., etc., etc.… Un changement d’année qui est également celui d’une ère puisque nous sommes désormais entrés dans les « 2010’s ». Qu’est ce que cela signifie pour le cinéma ? Que les producteurs et réalisateurs ont enfin la possibilité d’être indépendants, chose qui n’était pas encore le cas durant les décennies passées.

En effet le cinéma dit « indépendant » dont la définition varie entre le fait de ne pas être financé par les majors, celui d’avoir une plus grande ambition artistique que commerciale/populaire ou d’être conçu avec des budgets considérablement inférieurs à ceux des majors, existe depuis le première partie du siècle précédent.
Pourtant, ces producteurs/réalisateurs n’ont rien d’indépendants, bien au contraire. Car bien que ces derniers soient autonomes vis-à-vis des rouleaux compresseurs que sont les grands studios lorsqu’il s’agit de produire leurs films, ils sont plus que jamais dépendants des distributeurs, financiers et des salles de cinémas, qui s’avèrent être des alternatives beaucoup plus difficiles d’accès que les majors.

Cela s’explique par le fait que les preneurs de décisions à la tête de ces organismes qui exercent un contrôle direct (dans les cas des financiers) ou indirect (distributeurs, salles de cinémas) sur les productions indépendantes s’y connaissent –croyez-le ou non - encore moins en la matière que leurs homologues des majors. Vous y trouvez souvent des avocats et/ou des analystes financiers qui sauront sur le bout des doigts ce qui n’a pas marché par le passé et vous en expliqueront les raisons mais n’auront jamais le courage ou la volonté de faire quelque chose différent de ce qui a déjà pu être fait avant.

Heureusement, il est à l’heure d’aujourd’hui possible d’enfin devenir un producteur « indépendant » car nous sommes pleinement entrés dans l’ère du DIY. Le « Do-It-Yourself », traduisez « Faites-Le-Vous-Même », signifie qu’un individu lambda peut enfin financer un film pour quelques dizaines de milliers d’euros, le réaliser et l’éditer avec un matériel et des effectif réduits, et le distribuer à travers le monde entier avec une autonomie totale (ou quasi totale) vis-à-vis du reste de l’industrie. Les seuls ingrédients désormais nécessaires à la réussite de cet individu étant la possession d’un grand esprit d’entreprise et d’un certain talent.
Pour avoir rendu cela possible, on peut remercier les caméras numériques HD, Final Cut Pro ou Avid, ainsi qu’Internet, entre autres choses.

À l’instar d’une ancienne colonie, le cinéma a finalement à sa disposition les outils pour acquérir son indépendance réelle. À nous de nous relaxer, d’appeler nos amis (ou pas), de nous asseoir devant nos écrans TV, nos ordinateurs ou dans nos salles et d’en profiter.

Encore bonne année à tous. Et plein de bons films.

mercredi 23 décembre 2009

The SelfHelpless Movie



Étant constamment à la recherche de nouveautés en matière de cinéma, qu’il s’agisse de nouveaux films, réalisateurs, producteurs ou même de nouveaux systèmes de distribution, j’ai récemment fait la découverte de The SelfHelpless Movie, un film américain indépendant au micro budget de 9 500$ qui sortira en Janvier 2010.

Rassurez-vous, je ne suis pas en train de faire de la publicité déguisée pour ce film avec lequel je n’ai aucune attache. D’ailleurs, sur la base de la bande annonce que j’ai pu voir, j’irai même jusqu’à vous déconseiller de le regarder. Par contre, ce qui est fort intéressant en ce qui concerne cette production, c’est son mode de distribution. En effet, The SelfHelpless Movie sera disponible au milieu du mois de Janvier prochain sur Bit Torrent et pourra être télécharger sans aucune limite pendant une semaine entière et ce n’est qu’un mois plus tard que le film pourra être acheté en DVD sur le site internet du film, sur Amazon et sur I Tunes.

Les producteurs expliquent leur démarche par le fait qu’ils tiennent a démontrer que non seulement les pirates qui utilisent les sites de Torrent sont une cible légitime de la population qui se doit d’être considérée par les majors américaines mais qu’ils peuvent également crée un bouche à oreille suffisant pour générer des revenus annexes par la suite. Ainsi, une fois que vous aurez pu visionner leur film, les créateurs de celui-ci tablent sur le fait que le fan absolu que vous serez devenu achètera le DVD du film (à 20$ soit dit en passant), mais aussi la casquettes, le T-shirt et le porte-clés du film, ce qui leur permettra de renflouer leur caisses.

Quand il est vrai qu’après avoir vu un film qu’on a apprécié, on peut être favorable à l’idée de soutenir financièrement un artiste, il reste discutable d’envisager que ces recettes de merchandising seront suffisantes pour que ces producteurs indépendants puissent tirer un profit de leur investissement initial. (N’oubliez pas qu’un film au budget de 9 500$ a besoin de bien plus que $9501 pour ce déclarer un succès financier). Car le « non pirate » que je suis pense déjà que 20$ c’est beaucoup demandé pour un DVD, et préfère souvent acheter ses vêtements dans des magasins réellement dédié a cette occasion. D’ailleurs, les producteurs du film avouent eux-mêmes qu’ils pensent ne probablement pas pouvoir engranger de quoi de rentabiliser un projet qui jusque-la a occupé plus de deux ans de leur vie.

Personnellement, je me trouve divisé par l’envie d’applaudir une telle volonté d’innover de la part de ces producteurs et leur manque de plan viable pour le futur. Parce que lorsqu’ils sont interrogés sur la profitabilité future de leur film, ceux-ci rétorquent qu’ils ne se sont pas lancés dans cette aventure pour l’argent et qu’ils rejettent l’idée d’aller travailler avec Hollywood, mais que tout ce qu’ils souhaitent est que le film soit vu par le plus grand nombre gratuitement, et qu’une fois ce succès accompli « qui sait ce qui peut arriver par la suite ? ».

Sincèrement, lorsque quelqu’un se lance dans une entreprise aussi compliqué que la production d’un film et vous dit qu’il ne recherche pas a vivre de son œuvre mais aussi qu’il ne souhaite pas l’utiliser comme outil de promotion personnelle pour accéder a de plus vertes pâtures (comprenez Hollywood), il n’y a que deux options probables : soit il ment au public pour avoir une image d’artiste authentique non corrompu par le star system, soit il se ment à lui-même et vit d’illusions.
La réponse en 2010. En espérant avoir tort sur toute la ligne.

vendredi 18 décembre 2009

La pornographie, l'avenir du cinéma



Non, je n'ai pas encore complètement perdu la raison. Les faits sont là pour prouver que ce que j'avance.

Petit retour en arrière sur les années 80. Une nouvelle technologie permettant aux consommateurs d'enregistrer le contenu de films sur cassettes. Deux formats sont en conccurence, VHS et Betamax. JVC accepte que les producteurs de films X utilisent le format VHS pour leurs ventes quand Sony et Betamax refusent. Résultat: Bien que Betamax fut un format aux qualités comparables voire supérieures, VHS devient le format universel pour les cassetes vidéos. Les studios hollywoodien, qui jusque là étaient refractaires à cette nouvelle technolgies (Universal et Disney ayant intenté un proces à Sony et son Betamax à l'époque pour infraction des droits d'auteurs) finissent par suivre le mouvement devant le succès rencontré par le X en home vidéo au cours des années qui suivent.

Avec l'arrivée d'Internet au milieu des années 90, les producteurs de X ont encore une fois montré à leurs homologues plus conventionnels quel outil marketing formidable le web pouvait être pour promouvoir des films auprès des spectateurs où qu'ils se trouvent à travers le monde et à moindre coût. L'avènement du haut débit n'a fait que confirmé la tendance puisque l'industrie de la pornographie a explosé avec l'apparition d'un nombre incalulable de sites permettant le téléchargements et/ou streaming légal de films sur la toile alors que comparativement le cinéma plus classique n'en est encore qu'à ses balbutiements en ce qui concerne l'offre de VOD.

Egalement, le sort de la plus récente guerre des nouveaux formats DVD entre Blu-Ray et HDDVD n'a pas été décide par la consommation de X car les producteurs de films adultes se sont desintéressés du sujet, ayant déja bien compris que l'avenir était principalement dans le digital. Inversement, les studios américains et même français persistent dans leurs efforts de nous convertir au Blu-Ray, alors que les ventes de DVD/Blu-Ray sont en chute libre sur ces deux dernières années.

Bref, tout ca pour dire que si vous êtes un aspirant cinéaste/producteur, vous avez beaucoup plus de points communs que vous ne pensez avec vos collègues aux moeurs plus légères. Peu de gens sont prêts a se rendre en salles pour voir vos oeuvres, vous n'avez pas les moyens de dépenser des millions en marketing ou meme pour tourner vos films. Néanmoins vous trouverez des passionés dans le monde entier qui sont malgré tout interessés par le message que vous voulez faire passer à travers vos films (aimez vous les uns les autres pour les X et peu importe ce que vous pensez avoir à raconter).

Voilà, maintenant vous savez ou vous devrez regarder la prochaine fois aue vous voudrez savoir ou se dirige le cinéma de demain.
Et vous avez aussi une excuse toute faite si votre patron vous surprend sur des sites scabreux en pleine après-midi.

Merci qui?