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jeudi 18 mars 2010

The Bonnie situation

Extrait de Pulp Fiction en VO.

mercredi 17 mars 2010

"Je chante la vie, je danse la vie"

Monologue d'Edouar Baer extrait d'Asterix et Obelix: Mission Cleopâtre

jeudi 11 mars 2010

Générique GoldenEye

Le moment que j'attends le plus avant de voir un nouveau James Bond...

GoldenEye. Réalisé par Martin Campbel. Avec Pierce Brosnan.1995. Chanson par Tina Turner.

lundi 1 mars 2010

Episode 1 : Commencer par le commencement



Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas une mémoire de poisson rouge et qui font un petit détour sur le blog chaque lundi, vous vous rappelez probablement que je vous avais promis des infos sur mon prochain film il y a quelques semaines de cela. Et bien, chose promise, chose due.

Tout ce que je peux vous dire pour le moment c'est que l’histoire commence avec deux amis récemment célibataires qui décident de se tenir compagnie le soir de la St Valentin. Ensuite,… je suppose qu’il vous faudra voir le film pour le découvrir.

Le « working title » (titre provisoire) est Entre Amis,et va bientôt changer pour un titre hyper-mega-top-secret. Mais vous savez comment ça se passe souvent avec ce qui est provisoire ; on finit par s’attacher et ça devient définitif.

L’objectif est de commencer le tournage autour de la fin de l’été 2010 (je devrais plutôt dire la fin de la saison des pluies, en fait). Pourquoi si loin ? Parce que s’il y a bien une chose que j’ai apprise dans la vie, c’est qu’on ne peut faire une bonne première impression qu’une seule fois. Donc, il est préférable de se donner le temps de tout préparer jusqu’au dernier détail et de ne pas partir en guerre la fleur au fusil. Surtout pour un premier film.

Pour ce qui est du reste, le blog suivra son cours habituel (avec les DVD du vendredi),et dorénavant des infos sur l’avancement du film en bonus.

Tout ça pour vous... vous vous rendez compte?

lundi 25 janvier 2010

Attention! Cerveau en surchauffe



J'ai été pris en otage vendredi dernier. Pris en otage par 3 membres de la gente féminine qui m'ont obligé à regarder Twilight en DVD ce weekend. À mon réveil (à la fin du film), je me suis retrouvé au milieu d'un débat sur la qualité discutable de ce film et bien d'autres qui néanmoins accumulent les millions de dollars sous prétexte que ça fait du bien de ne pas réfléchir de temps en temps.

Ayant lamentablement perdu ce débat principalement parce que je n’ai pas eu le courage de froisser mes adversaires (quel homme aime se mettre des femmes à dos?), je me console en vous donnant ici mes 7 raisons selon lesquelles divertissement ≠ absence de d’intelligence et de logique

1. Ça peut paraître stupide comme ça, mais quand un ami vous raconte une histoire complètement inintéressante, dénuée de toute logique ou sens, voire même misogyne/raciste, vous n’aimez pas ça. Maintenant imaginez que cet ami s’appelle Michael Bay ou Roland Emmerich, que son histoire dure parfois jusqu’à 2h30, et qu’en plus il vous fait payer pour avoir « l’honneur » de l’écouter.

2. Parce que les studios savent qu’ils font des films médiocres mais continuent à en faire parce que les gens vont les voir malgré tout. En tant que fan de cinéma, je préfère voter avec mon porte-monnaie en décidant de ne pas encourager ces films. (Pour les petits malins qui pensent que c’est un encouragement au piratage, on se reparlera la semaine prochaine).

3. Parce que bien que n’étant pas ministre ou président de la République, je ne
peux pas me permettre de perdre 2 précieuses heures de ma vie (on va tous mourir à un moment donné, je vous rappelle) sous prétexte que je n’ai pas envie de réfléchir. Je peux encore moins me le permettre depuis ça .

4. Votre cerveau a-t-il vraiment été surmené devant Inglorious Basterds, Slumdog Millionaire ou The Dark Knight ?

5. Votre cerveau s’est-il si bien porté que ça après What Happens in Vegas, 27 Robes ou La Proposition ?

6. Si vous pensez que la seul façon d’avoir votre dose d‘effets spéciaux est de voir Transformers 2, 2012 ou Wolverine, regardez District 9. Sérieusement. Maintenant. Allez-y, je vous attends.

7. Je récapitule. Entre les cours qu’on sèche (on l'a tous fait), les examens pour lesquels on ne révise pas avant la veille, Secret Story, les Lions (In)domptables (encore merci pour « la bagarre » de lundi, Samuel), le débat Messi/Ronaldo, Kobe/Lebron, les clips Youtube de chats ninjas ou de bébés qui disent « Blood ! Not funny ! »,et enfin les soirées en fin de semaine, on réfléchit quand à la fin ?

jeudi 21 janvier 2010

Le début d'une nouvelle ère

Je vous avais promis une surprise il y a quelques jours (pour les 4 personnes qui suivent ce blog). Et bien la voici.

J'espère que c'est le début d'une longue aventure et que vous serez nombreux a en faire partie.

Je vous conseille d'inviter des amis. Parce qu'on ne va pas s'ennuyer.


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Communiqué de presse:

H7 Films tisse sa toile

La nouvelle maison de production ambitionne de porter le cinéma africain au premier plan

Yaoundé - Nouveauté dans le paysage cinématographique africain : la création de H7 Films par Henri Melingui.

H7 Films sera une maison de production de films africains basée à Yaoundé (Cameroun). En plus de financer et produire ses projets, elle en assurera également la distribution à travers le monde.

« Notre défi est de proposer des films originaux et innovants qui passionneront les cinéphiles et auxquels un public plus large pourra malgré tout s’identifier. », dit Henri Melingui.

L’entreprise fera d’internet le fer de lance de sa stratégie internationale. Ses films seront disponibles en Vidéo à la Demande simultanément sans aucunes restrictions territoriales.

Le public africain, n’ayant majoritairement pas accès au haut débit, pourra également avoir accès à ces films en DVD. De projections spéciales seront également organisées par le distributeur dans plusieurs villes d’Afrique francophone.

« Par l’intermédiaire de mon blog Quartier Boz'art , j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur la disparition des salles, le piratage, et les faibles moyens financiers en Afrique. Je n’en reste pas moins convaincu que l’environnement actuel est malgré tout propice à un redécollage du 7e art sur le continent. L’essentiel est de rester créatif et flexible devant les obstacles qui se présentent», rajoute Melingui.

H7 Films compte déjà plusieurs projets en stade avancé de développement.

La nouvelle structure débutera officiellement ses opérations au cours du second semestre de l’année 2010.

dimanche 10 janvier 2010

Black Dynamite bande annonce

Dans le plus pur style blaxpoitation ... À prendre au second degré évidemment.
Sortie le 13 janvier.

vendredi 8 janvier 2010

Les Barons bande annonce

Un film de Nabil Ben Yadir déjà sorti en Belgique qui arrive en France en Janvier. Avec une apparition d'Ebouard Baer en bonus, pour ceux qui aiment...

jeudi 7 janvier 2010

Nollywood: si ce n’est pas un signe, alors là…



Profitant des mes vacances récentes aux Cameroun, j’ai pu regarder des chaines de TV africaines (auxquelles je n’ai pas habituellement accès) diffusant des films et séries du continent, notamment les fictions produites par Nollywood.

Pour ceux qui ne le savent pas, Nollywood est le surnom de l’industrie cinématographique du Nigéria (je vous laisse deviner d’où vient le surnom), qui réalise un chiffres d’affaires d’environ 300 millions de $ par an et est également la 2e industrie mondiale en terme de production de films derrière l’Inde et devant les Etats-Unis avec 500 films par an environ d’après le classement des Nations Unies, un classement qui reste néanmoins assez discutable car les Etats-Unis produisent beaucoup plus de films qui ne voient jamais la lumière du jour (et ne sont ainsi pas comptabilisés).

Ce sont des films tournés en deux semaines sur support numérique pour des budgets le plus souvent compris entre 15000 et 25 000 dollars et vendus en DVD pour 2 ou 3$ sur les marchés de Lagos où les plus gros succès sont tirés jusqu’à près d’un demi-million d’exemplaires, ce qui représente des profits intéressants pour les investisseurs ayant sauté sur l’occasion.Un des bémols à cette success story, en dehors des difficultés liées au piratage (sujet qu’on abordera bientôt), c’est le ralentissement de la croissance de cette industrie qui n’arrive pas à gagner un public plus large. La principale raison est simple et sans équivoque : la qualité même des ces films.

Placements de caméras douteux, montage ne respectant pas la continuité spatio-temporel quand ils ne s’éternisent pas sur des scènes inutiles (qui a besoin de voir un personnage réaliser son créneau en temps réel ?), scénarios à tendance mélodramatique bourrés de clichés ou qui n’ont tout simplement ni queue ni tête, personnages qui ne prennent pas une seule ride et ne change pas de coiffure malgré un saut dans le temps de 20 ans, les défauts ne manquent pas dans beaucoup de ces productions dont le succès pourrait être trivialement expliqué par « des noirs ayant envie de voir d’autres noirs sur leurs écrans ».

La première bonne nouvelle à tirer de cette situation est que ce n’est pas un supposé manque de moyens financiers mais ce sont plutôt les mauvais choix en terme d’écriture, de réalisation et de montage qui expliquent le fait que les films de Nollywood sont de qualité inférieure à leurs homologues d’autres continents et n’arrivent pas à s’ouvrir à un plus grand public. L‘autre bonne nouvelle est que Nollywood est la preuve qu’il existe une demande pour des films du Continent, qu’il y a des gens qui se battent pour les réaliser et qu’ils devraient (inévitablement) s’améliorer avec le temps.

En espérant que cet exemple poussera les cinéastes, les producteurs et les financiers à travers l’Afrique (et surtout les expatriés) à s’activer pour que le cinéma africain rattrape son retard.

Pour avoir récemment vu Good Luck Chuck et Bride Wars sur Showtime et HBO, la barre n’est pas aussi haute qu’on peut le croire…

lundi 28 décembre 2009

Le film africain de l'année 2009

2009 tire à sa fin, il est donc l'heure pour Quartier Boz'art de décerner la distinction de film de l'année à District 9. Il est vrai qu'on pousse le bouchon un peu loin mais après tout le réalisateur est sud-africain (Neil Blomkamp) et les évènements se déroulent en Afrique du Sud, alors que demander de plus?



Libre à vous de commenter pour exprimer votre désaccord avec ce choix et/ou votre préférence pour un autre film.

mercredi 23 décembre 2009

The SelfHelpless Movie



Étant constamment à la recherche de nouveautés en matière de cinéma, qu’il s’agisse de nouveaux films, réalisateurs, producteurs ou même de nouveaux systèmes de distribution, j’ai récemment fait la découverte de The SelfHelpless Movie, un film américain indépendant au micro budget de 9 500$ qui sortira en Janvier 2010.

Rassurez-vous, je ne suis pas en train de faire de la publicité déguisée pour ce film avec lequel je n’ai aucune attache. D’ailleurs, sur la base de la bande annonce que j’ai pu voir, j’irai même jusqu’à vous déconseiller de le regarder. Par contre, ce qui est fort intéressant en ce qui concerne cette production, c’est son mode de distribution. En effet, The SelfHelpless Movie sera disponible au milieu du mois de Janvier prochain sur Bit Torrent et pourra être télécharger sans aucune limite pendant une semaine entière et ce n’est qu’un mois plus tard que le film pourra être acheté en DVD sur le site internet du film, sur Amazon et sur I Tunes.

Les producteurs expliquent leur démarche par le fait qu’ils tiennent a démontrer que non seulement les pirates qui utilisent les sites de Torrent sont une cible légitime de la population qui se doit d’être considérée par les majors américaines mais qu’ils peuvent également crée un bouche à oreille suffisant pour générer des revenus annexes par la suite. Ainsi, une fois que vous aurez pu visionner leur film, les créateurs de celui-ci tablent sur le fait que le fan absolu que vous serez devenu achètera le DVD du film (à 20$ soit dit en passant), mais aussi la casquettes, le T-shirt et le porte-clés du film, ce qui leur permettra de renflouer leur caisses.

Quand il est vrai qu’après avoir vu un film qu’on a apprécié, on peut être favorable à l’idée de soutenir financièrement un artiste, il reste discutable d’envisager que ces recettes de merchandising seront suffisantes pour que ces producteurs indépendants puissent tirer un profit de leur investissement initial. (N’oubliez pas qu’un film au budget de 9 500$ a besoin de bien plus que $9501 pour ce déclarer un succès financier). Car le « non pirate » que je suis pense déjà que 20$ c’est beaucoup demandé pour un DVD, et préfère souvent acheter ses vêtements dans des magasins réellement dédié a cette occasion. D’ailleurs, les producteurs du film avouent eux-mêmes qu’ils pensent ne probablement pas pouvoir engranger de quoi de rentabiliser un projet qui jusque-la a occupé plus de deux ans de leur vie.

Personnellement, je me trouve divisé par l’envie d’applaudir une telle volonté d’innover de la part de ces producteurs et leur manque de plan viable pour le futur. Parce que lorsqu’ils sont interrogés sur la profitabilité future de leur film, ceux-ci rétorquent qu’ils ne se sont pas lancés dans cette aventure pour l’argent et qu’ils rejettent l’idée d’aller travailler avec Hollywood, mais que tout ce qu’ils souhaitent est que le film soit vu par le plus grand nombre gratuitement, et qu’une fois ce succès accompli « qui sait ce qui peut arriver par la suite ? ».

Sincèrement, lorsque quelqu’un se lance dans une entreprise aussi compliqué que la production d’un film et vous dit qu’il ne recherche pas a vivre de son œuvre mais aussi qu’il ne souhaite pas l’utiliser comme outil de promotion personnelle pour accéder a de plus vertes pâtures (comprenez Hollywood), il n’y a que deux options probables : soit il ment au public pour avoir une image d’artiste authentique non corrompu par le star system, soit il se ment à lui-même et vit d’illusions.
La réponse en 2010. En espérant avoir tort sur toute la ligne.

vendredi 18 décembre 2009

La pornographie, l'avenir du cinéma



Non, je n'ai pas encore complètement perdu la raison. Les faits sont là pour prouver que ce que j'avance.

Petit retour en arrière sur les années 80. Une nouvelle technologie permettant aux consommateurs d'enregistrer le contenu de films sur cassettes. Deux formats sont en conccurence, VHS et Betamax. JVC accepte que les producteurs de films X utilisent le format VHS pour leurs ventes quand Sony et Betamax refusent. Résultat: Bien que Betamax fut un format aux qualités comparables voire supérieures, VHS devient le format universel pour les cassetes vidéos. Les studios hollywoodien, qui jusque là étaient refractaires à cette nouvelle technolgies (Universal et Disney ayant intenté un proces à Sony et son Betamax à l'époque pour infraction des droits d'auteurs) finissent par suivre le mouvement devant le succès rencontré par le X en home vidéo au cours des années qui suivent.

Avec l'arrivée d'Internet au milieu des années 90, les producteurs de X ont encore une fois montré à leurs homologues plus conventionnels quel outil marketing formidable le web pouvait être pour promouvoir des films auprès des spectateurs où qu'ils se trouvent à travers le monde et à moindre coût. L'avènement du haut débit n'a fait que confirmé la tendance puisque l'industrie de la pornographie a explosé avec l'apparition d'un nombre incalulable de sites permettant le téléchargements et/ou streaming légal de films sur la toile alors que comparativement le cinéma plus classique n'en est encore qu'à ses balbutiements en ce qui concerne l'offre de VOD.

Egalement, le sort de la plus récente guerre des nouveaux formats DVD entre Blu-Ray et HDDVD n'a pas été décide par la consommation de X car les producteurs de films adultes se sont desintéressés du sujet, ayant déja bien compris que l'avenir était principalement dans le digital. Inversement, les studios américains et même français persistent dans leurs efforts de nous convertir au Blu-Ray, alors que les ventes de DVD/Blu-Ray sont en chute libre sur ces deux dernières années.

Bref, tout ca pour dire que si vous êtes un aspirant cinéaste/producteur, vous avez beaucoup plus de points communs que vous ne pensez avec vos collègues aux moeurs plus légères. Peu de gens sont prêts a se rendre en salles pour voir vos oeuvres, vous n'avez pas les moyens de dépenser des millions en marketing ou meme pour tourner vos films. Néanmoins vous trouverez des passionés dans le monde entier qui sont malgré tout interessés par le message que vous voulez faire passer à travers vos films (aimez vous les uns les autres pour les X et peu importe ce que vous pensez avoir à raconter).

Voilà, maintenant vous savez ou vous devrez regarder la prochaine fois aue vous voudrez savoir ou se dirige le cinéma de demain.
Et vous avez aussi une excuse toute faite si votre patron vous surprend sur des sites scabreux en pleine après-midi.

Merci qui?

samedi 12 décembre 2009

Chérie, qu’est ce qu’on regarde ce soir ? Un film ou un film ?



Pour ceux qui ne le savent pas, Redbox est un service de location de films, crée en 2003, qui a causé beaucoup de remous auprès des studios d’Hollywood ces derniers mois. Son fonctionnement est le suivant.
Vous allez sur le site web de Redbox sur lequel vous pouvez sélectionner les films de votre choix. Une fois cela fait, il ne vous reste plus qu’à récupérer vos DVD dans l’un des 17000 kiosques Redbox (similaires a un distributeur de boissons) disséminés a travers le pays (en ayant évidemment le bon sens de choisir un kiosque situé près de chez vous). Cout de la transaction : 1$ par tranche de 24h.

Et c’est bien là ce qui chiffonne les studios. 1$ par film ? Dans ce cas, comment faire pour que les spectateurs achètent ces mêmes DVD au prix "raisonnable" de 25$ chacun ? Devrons nous revendre nos chalets a Aspen ? Devrons nous attendre le 21e anniversaire de nos enfants plutôt que leurs 16e, pour leurs offrir un 4x4 BMW ? Que faire ?
La réponse de certains distributeurs (Universal, Fox, Warner) a été d’exiger que Redbox n’offre leurs nouveaux films qu’un mois après leur sortie en DVD, pour éviter la cannibalisation des ventes. D’autres (Paramount, Disney) se sont contentés de toucher le gros chèque que les dirigeants de Redbox leurs versent pour avoir le droit de louer leurs films et se sont rendu a l’évidence qu’il n’y a pas grand-chose a faire.

Enfin si, il y a quelque chose a faire. Il est possible pour Universal et les autres de ne plus signer d’accord permettant à Redbox de louer leurs DVD une fois leurs contrats actuels respectifs terminés. Sauf qu’à l’heure actuelle dans ce secteur, les absents ont tort. Redbox n’est pour l’instant que 5e sur le marché de la location mais connaît la plus forte croissance du marché, plus forte même que Netflix (dont on parlera dans quelques semaines). Les absents ont torts par ce que les consommateurs sont trop heureux de s’offrir un film –peu importe lequel - pour la soirée à un si petit prix.

Et pour ca, les studios ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ce sont eux qui nous offrent continuellement du réchauffé depuis des années, entre les suites interminables, les remakes, les films inspirés de jouets pour enfants et les comédies romantiques dans lesquels la seul différence est que dans l’une d’elle c’est Sandra Bullock qui finit par trouver l’homme parfait en celui qu’elle méprisait au début du films, mais dans l’autre c ‘est Katherine Heigl qui joue le même rôle (si si, vous voyez très bien de quoi je veux parler).

Le résultat est que maintenant, les films ne sont pas plus différent qu’une simple matière première, comme du blé ou du pétrole qu’on peut vendre et acheter sur les marchés mondiaux à un prix unique, puisque identique à travers le monde. Quelle est la différence entre un baril de pétrole nigérian et un baril de pétrole saoudien ? Aucune, les deux ont la même utilité. Quelle est la différence entre un film Universal et un film Paramount ? Aucune, les deux ont la même utilité. Un DVD contenant environ 2 heures de son et d’images plus ou moins cohérentes.

dimanche 6 décembre 2009

"Invictus" film sur Nelson Mandela

La bande annonce du film (en VF) qui retrace le parcours de l'Afrique du Sud durant la Coupe du Monde de rubgy en 1995 et l'importance du role joué par Nelson Mandela cette année-là.

Il y à fort a parier qu'une nomination aux oscars pointe a l'horizon.

Réalisé par Clint Eastwood. Avec Matt Damon et Morgan Freeman.

vendredi 4 décembre 2009

Un petit court métrage en VO pour la route

Écrit et co-réalisé par Henri Melingui (Cameroun). Désolé pour les non-anglophones, mais il faudra passer votre tour en attendant la traduction...


lundi 30 novembre 2009

À voir absolument partie 2

Parce que quand le non moins légendaire Demi-Dieu parle, il faut l'écouter...

À voir absolument

Ne serait-ce que pour le légendaire Atango, "bonbon des jeunes filles"...

mardi 24 novembre 2009

C'est quoi ton film préferé?



Je déteste cette question. En fait je déteste ceux qui la posent. Parce qu’ils ne veulent pas savoir quels films vous appréciez de façon générale. Ils veulent savoir quel est LE film que vous aimez le plus au monde. Et ils n’acceptent pas non comme réponse. Il leur faut absolument une réponse et une seule.
« Je sais qu’on peut en avoir plusieurs, mais si quelqu’un te réveillait au milieu de la nuit en te braquant un pistolet sur la tempe, quel film choisirais-tu ? » (Une hypothèse très probable, par ailleurs, sachant que la majorité des cambrioleurs sont cinéphiles. Tout le monde le sait.)

Normalement, j’essaie d’éviter d’avoir a répondre a ce genre de question mais quand vous prenez des cours de cinéma –qui plus est a Los Angeles- il y aura toujours quelqu’un pour vous la poser et généralement deux ou trois personnes autour qui sont prêtes a mener un débat sans fin sur la qualité de votre choix.
Ou alors, vous êtes en pleine discussion avec une jeune fille au décolleté plongeant et en mini-short -ce qui n'est pas non plus difficile à trouver à LA- et ce serait bête de casser le rythme de cette conversation avant que celle-ci ne vous amène à… je m’égare. Bref, tôt ou tard, vous devrez répondre. Donc je réfléchis. Et je pense intérieurement à Pulp Fiction.
Non, ca ne peut pas être ca. Le film est génial ("some serious gourmet shit", même, pour ceux qui ont vu la VO), mais il y a au moins 30 minutes en trop qui aurait pu être coupées. Et puis Tarantino emprunte à beaucoup de gens. Je vois le long débat d’une heure se profiler et je n’ai pas le temps pour ca. Before Sunset alors. Non, je vais passez pour un prétentieux qui n’aime que des films que personne ne regarde et ou deux personnages se parlent pendant 1h20. Je continue de réflechir.

Je commence intérieurement a me maudir d’avoir cette discussion avec ce camarade de classe ou d’avoir mentionné a cette fille au décolleté que j’étudiais le cinéma, jusqu’au moment ou la lumière jaillit.Truman Show. C’est parfait. Tout le monde l’a vu, je ne vois rien à changer au montage, ca ne me fait pas passer pour un prétentieux, c'est intelligent sans être trop complexe. Et en plus il s’avère que j’aime. Voilà.Maintenant, soit mes camarades de classe n’auront rien a redire sur mon choix et je pourrai enfin rentrer chez moi, soit la fille au décolleté dira qu’elle aussi elle a beaucoup aimé le film et ca nous fera un point en commun. La conversation continuera de plus belle sur un autre sujet, et puis un autre, et après … je m’égare encore.

Et vous c’est quoi votre film préféré ? Je veux dire si quelqu’un vous réveillait au milieu de la nuit en vous braquant un pistolet sur la tempe…

dimanche 22 novembre 2009

7 clichés à retrouver dans un film hollywoodien

Ayant été récemment accusé par des amies de sexe féminin de ne pas avoir de cœur, d’être mort à l’intérieur et de toujours vouloir tout critiquer, j’ai du défendre vaillamment -malheureusement en vain- mon opinion selon laquelle la grande majorité des films américains se ressemblent comme deux goutes d'eau et ne sont qu’un grand assemblage de n’importe quoi (pour rester poli). C’est ainsi que j’en suis arrivé a ces 7 clichés qui caractérisent ces soi-disant « comédies romantiques ». Je suis certain d'en avoir oublier plusieurs.

• Le mec et la fille qui se retrouvent en couple à la fin film se détestent au tout début de celui-ci et se retrouvent obligés de cohabiter/travailler ensemble/ faire semblant d’être marier. Plutôt que de se supporter l’un et l’autre comme des adultes responsables, ils se font endurer des coups aussi tordus les uns que les autres qui sont supposés déclencher l’hilarité générale chez le spectateur bien que les gags laissent souvent a désirer.

• Une série de clips durant lesquels la fille fait du shopping avec ses copines pendant toute la journée et essayent des milliers de tenues différentes, ce qui a le don de faire rire ce gentil petit groupe tellement forts qu’elles en tombent par terre.

• Le mec a un secret terrible qu’il parvient à conserver pendant tout le film et qu’il est finalement prêt a révéler parce qu’après tout, mentir « c’est pas très bien ». Malheureusement, la fille découvre ce secret avant qu’il ne puisse lui parler et lorsqu’elle le confronte, elle décide de ne plus jamais au grand jamais lui adresser la parole sans même lui laisser le temps de s’expliquer.

• Heureusement, le mec va prendre son courage à deux mains et courir a travers la ville jusqu'à l’aéroport/mariage pour éviter que la fille ne fasse l’erreur de sa vie. Evidemment, bien qu’elle à juré de ne plus le voir auparavant, elle décide d’accepter ses excuses sur le champ. (ce qu’elle aurait pu faire si elle lui avait laisse le temps de s’expliquer 20 minutes plus tôt dans le film).

• La fille qui jusque-la n’appréciait pas le mec a cause de son cote trop macho se rend enfin compte de son côté sensible lorsqu’elle découvre que celui-ci entraine une équipe de football/baseball/softball/basketball d’enfants de 8 a 12 ans, tout simplement parce qu’en fait il « adore les enfants et leurs gentils petites frimousses».

• S’il se trouve que la fille n’a pas de vol à prendre ou n'épouse personne d'autre, ne vous inquiétez pas. Elle s’arrangera pour disparaître de la circulation, sans laisser de nouvelles a ses proches. Heureusement, le mec pourra la retrouver à cet endroit (plage/toit d’un immeuble/pont/parc) auquel elle a fait référence au début du film en disant qu’elle y va quand elle se sent triste et qu’elle veut être seule. Au cas où le mec a oublie de la chercher a cet endroit, une des amis de la fille lui dira innocemment : « je ne sais pas, moi. Où est ce que tu vas quand tu te sens triste et que tu veux être seule ? »

• Des personnages qui se détestent mais doivent faire semblant d’être en couple, se rendent comptent qu’en fait peut-être qu’ils s’aiment depuis le début lorsqu’ils se retrouvent obligés de s’embrasser en public.