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lundi 12 avril 2010

Comment être Américain - partie 2: les stars



Quand vous décidez que vous voulez travailler dans le cinéma, vous vous devez de jeter un coup d’œil aux chiffres du box office chaque weekend. Cela peut paraître fastidieux comme ça, mais c’est très intéressant de comparer les performances de différents films selon leur genre, leur budget, etc…

Ce qui est encore plus intéressant c’est de parcourir les sites spécialisés et lire les commentaires en bas des articles, avec des gens qui vous expliquent la bonne ou mauvaise performance d’un film par le fait qu’un acteur est une vraie star ou pas, est sous-estimé ou surestimé, n’a aucun talent ou en a énormément, a toujours attiré les foules ou ne l’a jamais fait. Bien entendu, tout cela est fait en toute grossièreté, avec échanges de noms d'oiseaux qui n'en rendent la lecture que plus intéressante.

Étant donné qu’on essaie tous de devenir américains, je vais donc vous parler des ces stars de ciné, justement. Parce que s’il y a bien une chose que les américains ont de plus que les autres, c’est l’aura de ces acteurs d’Hollywood qui affole tout le monde sur leur passage, avec pour exemple les émissions TV dans lesquelles ils sont invités à l’étranger avec un public toujours en délire.

En foot ou en basket, vous sortez du lot parce que vous plus talentueux que les autres. Messi, Ronaldo, Kobe Bryant, Lebron James, j'en passe. Vous marquez beaucoup de buts ou alors vous marquez beaucoup de paniers. C’est simple, c’est objectif. Mais c’est loin d’être la même chose pour nos amis acteurs.

Will Smith –bien qu’il ne soit pas particulièrement mauvais- n’est pas meilleur que les autres, loin de là. Angelina Jolie, non plus. Si je commence à parler de Jennifer Aniston, Cameron Diaz, Jessica Alba, Robert Pattinson, Ashton Kutcher, et plein d’autres dont le talent est savamment caché, j’en serai encore là dans 3 jours. Bref, contrairement à Kobe ou Lebron, quand vous mettez une star dans un mauvais film, ça reste un mauvais un mauvais film (Will Smith dans Seven Pounds ou Hancock). Vous la mettez dans un bon film, ça reste un bon film sans plus. En gros, une star, ça coute cher, mais ça ne fait pas vraiment une si grande différence que ça en terme de qualité.

Comment est ce qu’on devient une star à Hollywood si le talent n’explique pas tout ? Et surtout à quoi ça sert d’en avoir une dans un film?

Un(e) acteur/actrice ne devient pas nécessairement célèbre en attirant l’attention du public avec son talent. Il ou elle le fait avec son physique (Jessica Alba, Jessica Biel, Angelina Jolie), sa personnalité (qui n’a pas envie d’être pote avec Will Smith ou George Clooney), les personnes avec qui il/elle sort (Jennifer Aniston), les boites de nuit qu’il/elle fréquente, parfois même simplement les vêtements qu’il/elle porte. Il/elle est considéré comme une star à cause de l'attention que lui les magazines alors que son travail en soi n’a pas forcément marqué les esprits.

L'utilité? C’est simple. Un acteur célèbre, c’est « l’ami de tout le monde ». Quand il est dans un film qui sort bientôt, cela attire notre curiosité, peu importe le film en question, un peu comme si un membre de notre famille ou un collègue de travail vous disait qu’il allait être dans le journal le lendemain matin. Lorsqu’on voit une bande annonce, ou une affiche dans la rue, ce visage familier nous fait inconsciemment penser qu’on passera un meilleur moment en regardant ce film plutôt qu’un autre.

Les studios on besoin de ça. D'un outil marketing. Ils ont besoin de personnalités qui attirent l’attention sur elles et non sur la qualité (souvent médiocre) de leurs films. Pourtant ce serait simple de ne pas avoir à dépenser des millions de dollars pour payer des acteurs (parfois) surcotés. Il suffit d’avoir de bonnes histoires qui intéressent le public au-delà des personnes qui sont à l’écran.

Mais en même temps c’est tellement plus facile de produire « Valentine’s Day » et d’aller jouer au golf pendant que les spectateurs ne se rendent compte qu’après coup qu’ils se sont fait avoir - pour ceux qui s'en rendent compte.

Parce qu’un bon scénario, ça fait toute la différence peut-être, mais mine de rien, c’est compliqué à trouver, quand même…

Vous savez à quoi ça ressemble vous? Si vous savez, pas besoin de prendre le premier avion pour LA. Personne ne les achète ici.

lundi 29 mars 2010

Comment être Américain - partie 1: la bande annonce



Au cours des prochaines semaines, je vais vous apprendre à être "Américains". Parce qu’après tout c’est ce que nous rêvons tous de devenir. N’est ce pas ?

Peu importe les pays, anglophones ou pas, d’Europe, d’Asie ou d’Amérique du Sud, les films américains connaissent un énorme succès, bien souvent supérieur à celui rencontré par les films nationaux dans leurs pays respectifs.

La majorité des stars internationales de cinéma doivent leur renommée mondiale à leur présence dans un produit d’Hollywood ou à une nomination/victoire aux Oscars.

L’explication ne peut pas être simplement que les films US sont tous meilleurs que les autres. Pourquoi alors ? Les réponses sont multiples, la bande annonce est l’une d’elles. Oui, la bande annonce. Il y a juste quelque chose à propos de ces bande annonces qui fait la différence.

Bien sûr, il y a la voix-off caverneuse qui rend même les plus grandes banalités excitantes. (DANS UN MONDE OU TOUT LE MONDE LUI MENT… COMMENT SAURA-T-IL QUI LUI DIT LA VÉRITÉ ?).

Il y a aussi le récent hit du top50 qui est utilisé pour qu’au cas vous n’aimiez pas ce que vous voyez, le film soit au moins associé à quelque chose que vous aimez entendre –ou plutôt que la radio et les TV vous ont martelé sans cesse depuis des semaines.

Il y a le rapide enchainement des images qui vous fait croire qu’il se passe forcément quelque chose d’excitant vu que tout est en train de bouger en permanence.
Surtout, les majors US s’assurent qu’à la fin du "trailer", vous sachiez vraiment de quoi parle le film. Parfois des films entiers sont réécrits et certains même ne sont jamais produits parce qu’il ne pourraient pas être résumer par un simple clip de 150 secondes susceptibles d’attirer les foules.

Car c’est cela le but du jeu : attirer le public. Par tous les moyens. Alors on fait ce que j’ai déjà énoncé plus haut, mais on montre aussi tous les meilleurs moments du film. Tant pis pour le mystère, s’il y en a pas assez (de bonnes scènes) on peut également révéler un twist si besoin est (hello, Terminator IV et Sam Worthington qui en fait n’est pas humain). Et si le client se sent volé d’avoir vu un film médiocre dont la bande annonce montrait les seuls éléments dignes d’intérêt ? Ce n’est pas grave.

Vous ne me croyez pas ? Laissez moi vous raconter une histoire, en dépit de ma mémoire approximative. Il y a quelques mois de cela, un responsable du marketing d’une des majors est venu parler devant l’une des mes classes. Une fille –plutôt mignonne d’ailleurs - lui posa la question suivante : "Ne trouvez vous pas qu’il est dommage que beaucoup de bande annonces aujourd’hui montrent plus qu’il ne faut et ne laisse plus de place à l’effet de surprise, au mystère? Je suis allé voir XYZ récemment et je me suis rendu comte que la bande annonce était plus un résumé du film qu’autre chose."

La réponse - plutôt drôle - de notre ami du marketing ? "Excusez-moi, mais voici ce que je vous ai entendu dire: Blah, blah, blah, blah, blah, blah, je suis allé voir XYZ, blah, blah, blah, blah, blah, blah. Vous avez payez pour allez voir le film, ma mission est accomplie et mon boulot s’arrête là. Ce qui se passe après n’est pas mon problème."

Il a raison après tout. Vous ne pouvez pas être remboursé. Qu’est ce que vous allez faire ? Ne plus jamais regarder un film pendant le reste de votre vie ? J’aimerais bien voir ça.

lundi 22 février 2010

Maman, comment on fait des mauvais films?



Si vous prenez un jour un cours sur l’industrie du cinéma ou la distribution, il y a une chose que vous allez souvent entendre ; bien qu'il n'y a que l'argent qui compte, personne n’a comme intention de faire un mauvais film. C'est vrai. Personne ne se lève un matin et décide de passer les 3/6/12 prochains mois de sa vie à travailler sur quelque chose dont il aura honte une fois que le monde entier posera les yeux dessus. Néanmoins, cela n’empêche qu’il y a beaucoup de gens qui vont se coucher le soir en sachant qu’ils ont plus de chances d’obtenir un Gérard qu’un César.

Que se passe-t-il donc dans les couloirs des studios entre les premiers mots écrits avec optimisme sur une feuille blanche (plus exactement un nouveau fichier Final Draft) et la première projection qui vous fait comprendre que vous venez de jeter quelques millions d’euros ou de $ par la fenêtre?

La star-ocratie
Comme le dit Ari Gold, le légendaire agent de Vincent Chase dans un épisode d’Entourage, « sans Vince, ce scénario n’est qu’un tas de morceaux de bois avec des mots dessus ! ». Traduction : les remettants aux Césars ont beau dire que le scénario est essentiel pour un film, si un script -aussi bien écrit soit-il- n’attire pas l’intérêt d’un acteur ou réalisateur avec un minimum de renommée, personne n’est prêt à financer le film. À première vue, cela semble tout à fait logique. Si Luc Besson, Dany Boon, ou bien d’autres sont intéressés par un projet, c’est que ça en vaut forcément la peine, pas vrai ? Faux. La principale qualité d’un acteur, c’est de faire semblant. La principale qualité d’un réalisateur, c’est de savoir quoi faire d’une caméra. La capacité à reconnaître un bon script quand ils l’ont devant les yeux est plus qu'optionnel pour beaucoup d’entre eux (surtout chez les acteurs). Résultat : vous obtenez Angel-A, De l'autre côté du Lit ou encore Iznogoud.

L’idio-cratie
Je ne vous explique rien de nouveau en vous disant qu’un film n’a pas besoin d’être intelligent pour avoir du succès. Après tout, le monde n’est pas exclusivement peuplé de docteurs en physique nucléaire. Et The Hangover (peu importe comment ça s’appelle en français) a bien montré qu’il est possible d’avoir un bon film sans s’adresser à des professeurs d’université. Malheureusement, un problème se pose devant des producteurs qui eux ne sont pas bêtes ; quelle est la limite acceptable de stupidité à ne dépasser ? Parce que si vous ne faites attention, vous vous retrouvez avec Miss March, Year One, ou Rrrr

Le merchandising (merchandising-ocratie ne sonnait pas très bien, donc j'ai préféré uitliser un vrai mot)
C’est simple, plutôt que de faire un vrai film (ce qui trop compliqué à faire) vous collez bout à bout environ deux heures de jolies images colorés et ensuite vous vendez des jouets, des bandes dessinés, des T-Shirts, des portes clés, des casquettes, une nouvelle attraction dans un parc…
Voir Transformers, GI Joe, Star Wars : La Menace Fantôme, Taxi 4, Aterix aux Jeux Olympiques, Land of The Lost
À venir: Monopoly le film, Barbie le film, Transformers 3

Malheureusement, la seule vraie solution pour empêcher ces films d’être produits serait que le ridicule tue. Mais d’après mes informations, Michael Bay n’est pas mort; il est même un homme très riche. Et les producteurs de Land of the Lost (un film qui a perdu des dizaines de millions de $), quant à eux, sont aussi toujours vivants et se disent qu’ils auront plus de chance la prochaine fois.

Ça ne s’arrêtera donc jamais?
Apparemment, non.

lundi 8 février 2010

Qui a peur d'Internet?



La semaine dernière, je concluais mon post sur le piratage en rejetant une partie du blâme sur les studios qui en dépit de leurs imposantes campagnes marketing en ligne, sont plus que réticents à commercialiser leurs films sur ce médium.

Tout le monde s’accorde pour dire que l’avenir de l’industrie sera dans la distribution en ligne et la "sortie simultanée" (salles, DVD, Internet). Pourtant chaque membre de l’industrie s’observe en attendant qu’un autre fasse le premier pas, histoire de voir s’il s’en sortira indemne. Un phénomène qui s’explique par 3 choses.

1. La peur des propriétaires de salles

Leur position est catégorique. Si vous portez atteinte à leur fenêtre d’exclusivité (4 mois dans la plupart des pays), vous pouvez dire au revoir au futur de votre partenariat avec eux. Et jusqu’à nouvel ordre, il n’existe pas de meilleur moyen d’amasser autant d’argent en aussi peu de temps ailleurs qu’en salles (je pense que James Cameron et 20th Century Fox sont d’accords avec moi). De plus, pour rendre les salles encore plus indispensables, la plupart des revenus annexes (TV payante et gratuite, avions, hôtels) sont habituellement calculés en pourcentage des revenus aux box-office. Donc, jusqu’à ce qu’ils soient d’accords pour lâcher du lest en terme d’exclusivité (traduction: jamais), ce n’est pas demain qu'un grand nombre de films auront une sortie simultanée.

2. La peur du changement

C’est vrai que ce serait formidable de distribuer un film simultanément à travers le monde, qui plus est à un coût considérablement moindre. Tous les dirigeants de studios sont d’accord là dessus. Mais en attendant que vous leur montriez un document Excel garantissant des revenus similaires à ceux qu’ils obtiennent dans le système actuel, ils préféreront rester la victime des pirates et se plaindre auprès de leur gouvernement. Après tout, Avatar (le film le plus piraté au monde, malgré la 3D) a fait pareil et s’en est bien porté, merci. Et puis s’il faut s’adapter à des revenus potentiellement inférieurs (combinés à des coûts plus que proportionnellement inférieurs) en réduisant les budgets de productions de films et les dépenses de fonctionnement, qui demandera à Will Smith, Angelina Jolie, Amy Pascal et Tom Rothman (patrons de Sony et Fox) de réduire leurs salaires de quelques millions et/ou d’utiliser moins souvent le jet privé de l’entreprise ? Pas moi.

3. La peur des spectateurs

C’est formidable tout cet argent que gagnent Netflix, Amazon ou Allociné - avec des films sortis il y a plusieurs mois - et ces jolis sondages qui disent que les "vrais gens" (groupe dont je ne fais apparemment pas partie, n’ayant jamais été sondé pour quoi que ce soit) veulent avoir accès à plus de films de façon légale. Mais comme St Thomas, beaucoup de membres de l'industrie attendent de voir des films sortir directement en ligne et être de véritable succès avant de le croire. Après tout, rien ne garantit qu’une fois une copie de bonne qualité disponible sur un torrent, ces "vrais gens" plein de bonnes intentions ne se contenteront pas d’en profiter gratuitement. Rien ne garantit non plus que les inconditionnels de torrents acceptent de rompre avec leurs bonnes habitudes et de payer pour voir ce qu’ils avaient l’habitude de voler auparavant.

Toute cette réticence à embrasser la distribution est ligne est dû à une chose : la PEUR. Celle de l’avenir et de l’inconnu. Des personnes dont la carrière (et surtout le train de vie) a reposé sur un système particulier n’accepteront de le changer qu’avec le couteau sous la gorge (exemple : musique, automobile). Heureusement, le changement arrivera (inévitablement) de l’extérieur du système en place par des personnes qui n’auront rien à perdre et tout à gagner.

Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus

lundi 25 janvier 2010

Attention! Cerveau en surchauffe



J'ai été pris en otage vendredi dernier. Pris en otage par 3 membres de la gente féminine qui m'ont obligé à regarder Twilight en DVD ce weekend. À mon réveil (à la fin du film), je me suis retrouvé au milieu d'un débat sur la qualité discutable de ce film et bien d'autres qui néanmoins accumulent les millions de dollars sous prétexte que ça fait du bien de ne pas réfléchir de temps en temps.

Ayant lamentablement perdu ce débat principalement parce que je n’ai pas eu le courage de froisser mes adversaires (quel homme aime se mettre des femmes à dos?), je me console en vous donnant ici mes 7 raisons selon lesquelles divertissement ≠ absence de d’intelligence et de logique

1. Ça peut paraître stupide comme ça, mais quand un ami vous raconte une histoire complètement inintéressante, dénuée de toute logique ou sens, voire même misogyne/raciste, vous n’aimez pas ça. Maintenant imaginez que cet ami s’appelle Michael Bay ou Roland Emmerich, que son histoire dure parfois jusqu’à 2h30, et qu’en plus il vous fait payer pour avoir « l’honneur » de l’écouter.

2. Parce que les studios savent qu’ils font des films médiocres mais continuent à en faire parce que les gens vont les voir malgré tout. En tant que fan de cinéma, je préfère voter avec mon porte-monnaie en décidant de ne pas encourager ces films. (Pour les petits malins qui pensent que c’est un encouragement au piratage, on se reparlera la semaine prochaine).

3. Parce que bien que n’étant pas ministre ou président de la République, je ne
peux pas me permettre de perdre 2 précieuses heures de ma vie (on va tous mourir à un moment donné, je vous rappelle) sous prétexte que je n’ai pas envie de réfléchir. Je peux encore moins me le permettre depuis ça .

4. Votre cerveau a-t-il vraiment été surmené devant Inglorious Basterds, Slumdog Millionaire ou The Dark Knight ?

5. Votre cerveau s’est-il si bien porté que ça après What Happens in Vegas, 27 Robes ou La Proposition ?

6. Si vous pensez que la seul façon d’avoir votre dose d‘effets spéciaux est de voir Transformers 2, 2012 ou Wolverine, regardez District 9. Sérieusement. Maintenant. Allez-y, je vous attends.

7. Je récapitule. Entre les cours qu’on sèche (on l'a tous fait), les examens pour lesquels on ne révise pas avant la veille, Secret Story, les Lions (In)domptables (encore merci pour « la bagarre » de lundi, Samuel), le débat Messi/Ronaldo, Kobe/Lebron, les clips Youtube de chats ninjas ou de bébés qui disent « Blood ! Not funny ! »,et enfin les soirées en fin de semaine, on réfléchit quand à la fin ?

samedi 23 janvier 2010

Up in the Air bande annonce

J'ai personnellement beaucoup aimé. Si la parole de l'évangile selon St Henri ne vous suffit pas, le film a déja été nommé aux Golden Globes et le sera très certainement aux Oscars.

samedi 12 décembre 2009

Chérie, qu’est ce qu’on regarde ce soir ? Un film ou un film ?



Pour ceux qui ne le savent pas, Redbox est un service de location de films, crée en 2003, qui a causé beaucoup de remous auprès des studios d’Hollywood ces derniers mois. Son fonctionnement est le suivant.
Vous allez sur le site web de Redbox sur lequel vous pouvez sélectionner les films de votre choix. Une fois cela fait, il ne vous reste plus qu’à récupérer vos DVD dans l’un des 17000 kiosques Redbox (similaires a un distributeur de boissons) disséminés a travers le pays (en ayant évidemment le bon sens de choisir un kiosque situé près de chez vous). Cout de la transaction : 1$ par tranche de 24h.

Et c’est bien là ce qui chiffonne les studios. 1$ par film ? Dans ce cas, comment faire pour que les spectateurs achètent ces mêmes DVD au prix "raisonnable" de 25$ chacun ? Devrons nous revendre nos chalets a Aspen ? Devrons nous attendre le 21e anniversaire de nos enfants plutôt que leurs 16e, pour leurs offrir un 4x4 BMW ? Que faire ?
La réponse de certains distributeurs (Universal, Fox, Warner) a été d’exiger que Redbox n’offre leurs nouveaux films qu’un mois après leur sortie en DVD, pour éviter la cannibalisation des ventes. D’autres (Paramount, Disney) se sont contentés de toucher le gros chèque que les dirigeants de Redbox leurs versent pour avoir le droit de louer leurs films et se sont rendu a l’évidence qu’il n’y a pas grand-chose a faire.

Enfin si, il y a quelque chose a faire. Il est possible pour Universal et les autres de ne plus signer d’accord permettant à Redbox de louer leurs DVD une fois leurs contrats actuels respectifs terminés. Sauf qu’à l’heure actuelle dans ce secteur, les absents ont tort. Redbox n’est pour l’instant que 5e sur le marché de la location mais connaît la plus forte croissance du marché, plus forte même que Netflix (dont on parlera dans quelques semaines). Les absents ont torts par ce que les consommateurs sont trop heureux de s’offrir un film –peu importe lequel - pour la soirée à un si petit prix.

Et pour ca, les studios ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ce sont eux qui nous offrent continuellement du réchauffé depuis des années, entre les suites interminables, les remakes, les films inspirés de jouets pour enfants et les comédies romantiques dans lesquels la seul différence est que dans l’une d’elle c’est Sandra Bullock qui finit par trouver l’homme parfait en celui qu’elle méprisait au début du films, mais dans l’autre c ‘est Katherine Heigl qui joue le même rôle (si si, vous voyez très bien de quoi je veux parler).

Le résultat est que maintenant, les films ne sont pas plus différent qu’une simple matière première, comme du blé ou du pétrole qu’on peut vendre et acheter sur les marchés mondiaux à un prix unique, puisque identique à travers le monde. Quelle est la différence entre un baril de pétrole nigérian et un baril de pétrole saoudien ? Aucune, les deux ont la même utilité. Quelle est la différence entre un film Universal et un film Paramount ? Aucune, les deux ont la même utilité. Un DVD contenant environ 2 heures de son et d’images plus ou moins cohérentes.

mardi 8 décembre 2009

Suivez l’argent



Je suis de bonne humeur aujourd'hui, alors on va jouer à un jeu. Je vous laisse écrire le film de votre choix et je vous promets qu'on va le réaliser "à l'américaine". Et en plus, parce que je vous aime bien, vous aurez droit à 100% des profits venant de la diffusion en salles une fois que toutes les dépenses sont couvertes. Ça vous va?

Imaginons que vous avez un film au budget de 90 millions de $ qui rapporte 200 millions de $ en salles. Félicitations. Ça devrait représenter un beau gain. Pas si vite. Déjà, les salles de cinémas vous prennent approximativement la moitié de cette somme, parce qu’après tout, c’est elles qui diffusent les films.« Plus que » 100 millions, ce qui n’est pas si mal que ca, puis que le budget du film s’élevait à 90 millions. Pas si vite.

Le distributeur du film, qui bien souvent est également le studio l’ayant financé, prélève 30% de ce montant. Cela lui permet de payer ses factures d’électricité, son loyer, ses employés, ses dirigeants grassement payés ainsi que des notes de frais qui peuvent couvrir tout et n’importe quoi, allant de places pour le match des Lakers à l’achat de cocaïne et des prostitués, en passant par les diners pendant lesquels on négocie les contrats. Plus que 70 millions. Ça fait déjà 20 millions de moins que le budget. Pas si vite.

Les spectateurs ne se sont pas dirigés en salles par la simple opération du Saint-Esprit. Il a fallu de la publicité à la TV, dans les magazines, à la radio, dans la rue. Sans oublier les voyages pour les acteurs qui font la promotion de votre film a travers le monde. Et tout cela n’est pas gratuit, loin s’en faut. En fait, ce petit cirque a coûté environ 60 millions de $. Plus que -80 millions. Et on n’a toujours pas soustrait le budget. Pas si vite.
Dans votre gentil film, il n’y a pas que des inconnus. Il doit bien y avoir 1 ou 2 stars, plus un réalisateur réputé. Chacun à contractuellement droit à un pourcentage des recettes du film. Et a eux 3 combinés, le pourcentage est proche des 25% (certains acteurs/réalisateurs a eux tous seuls prennent 20% des recettes). 25% de 100 millions, ça nous fait 25 millions à retirer de votre total. Plus que -105 millions de $. Pas si vite.

Enfin, le budget de votre film – vous n’aviez pas oublié, j’espère - entre en jeu. 90 millions qui ramènent le total à -195 millions de $. Ah oui, et il faut rembourser les créanciers avec intérêts le budget qu’ils ont avancé. On va être gentil et dire que ca place la barre à peu près à -200 millions de $ et des poussières (de grosses poussières, en fait).
Évidemment, votre film sort à l’étranger également (luxe que n’ont pas les films français). On recommence la même musique, et si le film fait 200 millions dans le reste du monde, ca vous replace à environ -120 millions de $. Cette somme est à vous.

Ne me remerciez pas, c'est grâce à votre talent que tout cela a été possible. Vous préférez tout recevoir en une fois ou en plusieurs mensualités ?

dimanche 6 décembre 2009

"Invictus" film sur Nelson Mandela

La bande annonce du film (en VF) qui retrace le parcours de l'Afrique du Sud durant la Coupe du Monde de rubgy en 1995 et l'importance du role joué par Nelson Mandela cette année-là.

Il y à fort a parier qu'une nomination aux oscars pointe a l'horizon.

Réalisé par Clint Eastwood. Avec Matt Damon et Morgan Freeman.

dimanche 22 novembre 2009

7 clichés à retrouver dans un film hollywoodien

Ayant été récemment accusé par des amies de sexe féminin de ne pas avoir de cœur, d’être mort à l’intérieur et de toujours vouloir tout critiquer, j’ai du défendre vaillamment -malheureusement en vain- mon opinion selon laquelle la grande majorité des films américains se ressemblent comme deux goutes d'eau et ne sont qu’un grand assemblage de n’importe quoi (pour rester poli). C’est ainsi que j’en suis arrivé a ces 7 clichés qui caractérisent ces soi-disant « comédies romantiques ». Je suis certain d'en avoir oublier plusieurs.

• Le mec et la fille qui se retrouvent en couple à la fin film se détestent au tout début de celui-ci et se retrouvent obligés de cohabiter/travailler ensemble/ faire semblant d’être marier. Plutôt que de se supporter l’un et l’autre comme des adultes responsables, ils se font endurer des coups aussi tordus les uns que les autres qui sont supposés déclencher l’hilarité générale chez le spectateur bien que les gags laissent souvent a désirer.

• Une série de clips durant lesquels la fille fait du shopping avec ses copines pendant toute la journée et essayent des milliers de tenues différentes, ce qui a le don de faire rire ce gentil petit groupe tellement forts qu’elles en tombent par terre.

• Le mec a un secret terrible qu’il parvient à conserver pendant tout le film et qu’il est finalement prêt a révéler parce qu’après tout, mentir « c’est pas très bien ». Malheureusement, la fille découvre ce secret avant qu’il ne puisse lui parler et lorsqu’elle le confronte, elle décide de ne plus jamais au grand jamais lui adresser la parole sans même lui laisser le temps de s’expliquer.

• Heureusement, le mec va prendre son courage à deux mains et courir a travers la ville jusqu'à l’aéroport/mariage pour éviter que la fille ne fasse l’erreur de sa vie. Evidemment, bien qu’elle à juré de ne plus le voir auparavant, elle décide d’accepter ses excuses sur le champ. (ce qu’elle aurait pu faire si elle lui avait laisse le temps de s’expliquer 20 minutes plus tôt dans le film).

• La fille qui jusque-la n’appréciait pas le mec a cause de son cote trop macho se rend enfin compte de son côté sensible lorsqu’elle découvre que celui-ci entraine une équipe de football/baseball/softball/basketball d’enfants de 8 a 12 ans, tout simplement parce qu’en fait il « adore les enfants et leurs gentils petites frimousses».

• S’il se trouve que la fille n’a pas de vol à prendre ou n'épouse personne d'autre, ne vous inquiétez pas. Elle s’arrangera pour disparaître de la circulation, sans laisser de nouvelles a ses proches. Heureusement, le mec pourra la retrouver à cet endroit (plage/toit d’un immeuble/pont/parc) auquel elle a fait référence au début du film en disant qu’elle y va quand elle se sent triste et qu’elle veut être seule. Au cas où le mec a oublie de la chercher a cet endroit, une des amis de la fille lui dira innocemment : « je ne sais pas, moi. Où est ce que tu vas quand tu te sens triste et que tu veux être seule ? »

• Des personnages qui se détestent mais doivent faire semblant d’être en couple, se rendent comptent qu’en fait peut-être qu’ils s’aiment depuis le début lorsqu’ils se retrouvent obligés de s’embrasser en public.